CAMEROUN – TRAIN DE VIE DE L’ÉTAT: LE GOUVERNEMENT VEUT REDUIRE DE 2 MILLIARDS DE FCFA, SA CONSOMMATION D’ELECTRICITE

C’est l’objet d’une convention signée avec l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Au Cameroun, la consommation publique d’électricité coûte 41 milliards de FCFA par an. Un coût excessif de l’avis du Premier Ministre, Joseph Dion Ngute qui a récemment instruit une réduction substantielle de cette enveloppe.

D’après un rapport du groupe Exergie d’Afrique, présenté à Yaoundé le 25 novembre 2019, lors du lancement du Programme de suivi, contrôle et optimisation des factures d’électricité dans le secteur public, les plus grosses poches de consommation sont l’éclairage public et les abonnés de moyenne tension (l’ensemble du secteur productif de l’Etat), relaie le quotidien Cameroon Tribune en kiosque le 26 novembre.

«Le taux que nous avons comparativement aux autres pays est extrêmement élevé. A ce niveau, il faut identifier les compteurs, les points d’abonnement et implanter les compteurs pour mesurer la consommation réelle de l’éclairage», explique Goure Henri Seye Bi, directeur général d’Exergie d’Afrique.

Pour ce qui est de la moyenne tension, l’expert fait savoir que les données collectées auprès de la société de distribution d’énergie l’électrique au Cameroun ENEO, montrent que l’Etat  du Cameroun utilise aujourd’hui une puissance souscrite de 40 Mégawatts. Alors qu’en réalité selon son étude, le besoin se trouve bien en deçà de cette valeur, soit à peu près 11 Mégawatts. On en déduit donc que 71% de puissance supplémentaire inutile qui coûte de l’argent à l’Etat.

«Il va falloir réduire les puissances souscrites pour aller chercher une économie autour de 1 milliard et demi en menant des actions qui ne coûtent rien au contribuable», indique le patron d’Exergie  Afrique.

Le secrétaire général du ministère de l’Eau et de l’Energie, Adolphe Ndjouke Thome, souligne que le Programme de suivi, contrôle et optimisation des factures d’électricité dans le secteur public sera mis en œuvre grâce à une convention signée avec l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

L’objectif est d’«arriver à identifier des poches qui pourraient amener le gouvernement à faire des économies», note Kanel Engandja-Ngoulou, spécialiste du programme coopération et développement, par ailleurs représentant de l’OIF.

Cameroon-info.net

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