CAMEROUN/ÉQUIPE NATIONALE : VOICI POURQUOI LES ENTRAINEURS ADJOINS LOCAUX NE SONT QUE DES « FAIRE VALOIR »

L’équipe nationale des lions indomptables vient de faire les choux gras de la presse à travers le feuilleton qui a débouché sur la nomination d’un nouveau staff technique, en remplacement de celui précédemment conduit par le néerlandais Clarence Seedorf. Une désignation qui normalement devrait être conclue dans les règles de l’art en la matière, à savoir la signature des différents contrats avec les membres composant le nouveau banc de touche de l’équipe du Cameroun.
Et c’est justement à ce niveau que l’opinion publique nationale, voire internationale se trouve larguée. Car si l’on a bien été renseigné et ce avec images à l’appui de la signature du contrat du sélectionneur en chef, le portugais Antonio Conceiçao en présence du ministre des sports et de l’éducation physique, rien ne filtre de ceux de ses adjoints camerounais à savoir François Omam Biyik et Jacques Songo’o.
Un traitement discriminatoire qui malheureusement n’est pas nouveau, les adjoints aux précédents sélectionneurs expatriés ayant subi eux aussi, la même marginalisation, comme l’indique fort à propos Jean Alain Boumsong : « Bon à savoir, mon contrat n’a jamais été signé, et puis je n’ai pas eu de contact avec la Fédération camerounaise de football depuis que j’ai quitté Le Caire en Juillet. Pour le contrat, il y a eu des négociations qui ont été faites, il y a eu un accord, sauf que le contrat n’a pas été formalisé. Il y a des preuves, sauf que le contrat n’a pas été signé » a précisé le franco-camerounais. C’est dire si la signature unique du sélectionneur expatrié est un mode opératoire bien enraciné et ne saurait souffrir d’une erreur ou d’une programmation ultérieure. Sinon comment comprendre que l’on ait fait signé des contrats à Seedorf mais surtout à Kluivert alors que celui-ci était son adjoint direct et que pour le cas d’espèce François Omam Biyik qui se trouve être celui de Toni Conceiçao ne voit pas son accord formalisé dans un contrat.
Ce deux poids deux mesures amène Jean Alain Boumsong à soutenir les propos de l’ancien sélectionneur national des lions indomptables Jean Paul Akono : « Comme l’a dit Jean Paul Akono, il a estimé que c’est un manque de respect qu’il n’y ait pas de reconnaissance de la compétence de certains Camerounais. Pour mon cas personnel, il y a un manque total de respect des dirigeants camerounais par rapport à la diaspora camerounaise ou encore avec les Camerounais ». –
Vivement que cette façon de procéder change afin que les entraineurs locaux bénéficient au moins d’autant de considération que leurs homologues expatriés.

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