EN PLEINE TENSION DE TRÉSORERIE, CAMAIR-CO ANNONCE LA REPRISE DE SES VOLS RÉGIONAUX DES LE 16 JUILLET 2019

Camair-Co, la compagnie aérienne publique camerounaise, annonce la reprise de ses vols régionaux le 16 juillet 2019. La première destination choisie pour cette reprise, après quelques mois de suspension pour manque d’aéronefs, est Libreville. Le transporteur aérien public camerounais entend desservir la capitale gabonaise par cinq vols hebdomadaires, au départ de Yaoundé et de Douala.

Pour pallier son déficit d’aéronefs, lui-même consécutif aux pannes diverses survenues sur la majorité des six avions constituant jusqu’ici sa flotte, Camair-Co vient de prendre en location un Boeing 737-500. La compagnie publique compte sur ce nouvel aéronef pour se relancer dans le ciel africain, et densifier ses rotations vers la partie septentrionale du Cameroun, le principal marché des vols domestiques.

Cependant, au sein de l’entreprise, certains techniciens s’interrogent d’ores et déjà sur la rentabilité de cette opération, le Boeing 737-500 réceptionné récemment par Camair-Co étant réputé très gourmand en carburant. Cette réalité n’est pas de bon augure pour cette entreprise lourdement endettée, et qui vit depuis plusieurs mois au rythme des tensions de trésorerie.

Arriérés de salaires

À titre d’exemple, révèlent des sources internes, les employés de Camair-Co cumulent actuellement entre un et deux mois d’arriérés de salaires. En effet, apprend-on, seuls les employés des catégories 1 à 8 ont perçu leur paie du mois de mai 2019. Rendus à la mi-juillet, ces derniers attendent donc encore leurs salaires du mois de juin dernier, alors que les employés des catégories 9 à 12 attendent les salaires des mois de mai et juin 2019.

Selon nos sources, les nouveaux dirigeants, arrivés à la tête de la compagnie fin mai 2019, espèrent recevoir une nouvelle perfusion financière de l’État, pour éponger ces arriérés de salaires. Le 22 mai 2019, le gouvernement camerounais avait déjà consenti à débloquer, en urgence, une enveloppe d’un peu plus de 1,5 milliard de FCFA. Cette enveloppe visait à redonner du souffle à cette entreprise publique financièrement asphyxiée et constamment en crise depuis le lancement de ses activités en 2011.

Investir au Cameroun

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *