Les membres de cette organisation professionnelle déclarent que s’il n’est pas libéré, ils n’hésiteront pas à se faire emprisonner le 8 juin prochain en solidarité avec le vice-président du MRC.

Des conducteurs de moto taxi à la rescousse du 1er vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), emprisonné à Yaoundé depuis le 1er juin 2019 pour avoir organisé des manifestations interdites. Le « Syndicat des moto taxis des zones rurales » exige dans un communiqué publié le 4 juin 2019 à Yaoundé, la libération de Mamadou Mota.

Sous la plume du coordinateur du syndicat (François Ngassissou) et de l’attaché de presse (Sylvain Zra) ils présentent le leader politique emprisonné comme un bienfaiteur. « Mamadou Mota est un fils originaire de l’Extrême-Nord en proie à la misère et l’abandon par nos élites. Depuis quelques années, il se bat pour sortir les populations de cette région de l’obscurantisme, voire du sous-développement », lit-on dans le document.

Ses signataires évoquent une de ses plus récentes réalisations à savoir « la construction d’un forage à Wollordé ». Pour eux, « il est un symbole de la lutte contre l’injustice dans un pays noyé dans la corruption  et les détournements des fonds publics, dans une région où sévit encore au 21ème siècle l’esclavage par les élites corrompues du régime du président Paul Biya ».

Le Syndicat des moto taxis des zones rurales disent espérer la libération de Mamadou Mota et mettent en garde le gouvernement camerounais sur la question du respect des libertés. Pour finir, ils menacent : « si Mota n’est pas libéré, le 8 juin nous serons tous prisonniers à Kondengui ».

Le 8 juin 2019 est la date que le MRC a retenue pour ses prochaines manifestations. Des manifestations dont les autorités camerounaises ne veulent pas.

Cameroon-info.net